Le SIte

Capu di Zivia

Présentation

Capu di Zivia

Capu di Zivia est l’autre nom de la pointe de Latoniccia. C’est sur cette pointe sauvage que fut, un temps, envisagée la construction du phare destiné à signaler les récifs des Moines. Ce phare a finalement été construit sur la pointe de Senetosa, plus au nord, et qui s’avance davantage vers le large.

Une société immobilière suisse envisageait la mise en place d’un programme immobilier sur Capu di Zivia. Le rachat encore partiel du site par le Conservatoire du littoral contribue à assurer la protection définitive de ce site très sauvage et difficile d’accès.

Encore incomplètement acquis par le Conservatoire, ce site de 35 hectares, n’est pas aménagé de sentiers pour parcourir. Au départ de Tizzano, une sente irrégulière permet d’accéder à Capu di Zivia depuis le nord. En venant du sud, à partir de la plage de Tradicettu. Un ancien tronçon de piste en terre suit la côte jusqu’à Cala di Brija puis une sente  plus incertaine permets de se frayer un passage jusqu’à la, ponte du Capu di Zivia.

Un site à préserver

Mais d’où vient tout ce granite ! Ici les rochers sont barrières, barrières au vent pour permettre aux chênes verts qui tentent de se développer en hauteur, barrières aux vagues tant elles frappent sur cette pointe rocheuse lors de grosses tempêtes, barrières à l’urbanisation qui essaye de coloniser ce morceau de littoral pour y installer de nouvelles résidences ; le maquis est brossé, enchevêtré, couché et bien sûr protégé ; le balbuzard, ce grand prédateur, aime venir ici contrarier les plans de pêche des goélands d’audouin ou bien des cormorans huppés.
Ces espaces sont vivants et fragiles, merci de respecter la réglementation et de ne pas porter atteinte aux paysages, à la flore et à la faune et de pas troubler la tranquillité des lieux. Ne laissez aucune trace de votre passage. Le camping, le bivouac, les feux, les dépôts de déchets et la circulation des véhicules à moteur sont interdits.

Flore

Dans cet endroit riche de biodiversité et peu perturbé par l’homme, le maquis est dense et quasiment impénétrable. Il est typique du sud de la Corse et devient plus haut à mesure que l’on s’éloigne du littoral. Le genévrier de Phénicie y est très présent, aux côtés du cortège habituel de bruyère arborescente, lentisque, myrte…
Vers la pointe, le Carpobrotus, plante envahissante exogène, plus connu sous le nom de Griffe de sorcière, perturbe le développement de petites plantes et notamment l’immortelle d’Italie

Faune

Dans cet endroit riche de biodiversité et peu perturbé par l’homme, de nombreuses espèces animales peuvent s’épanouir. Les oiseaux marins qui nichent sur les îles Bruzzi, notamment les cormorans huppés, viennent se nourrir à Capu di Zivia. Il n’est pas rare de croiser des tortues d’Hermann dans le maquis. Plus étonnant, la rencontre du lézard de Bedriaga, espèce ancienne devenue montagnarde en Corse mais qui s’aventure jusqu’à la côte en ces lieux.