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SUr le littoral sartenais

Les sites

Sur le littoral Sartenais le Conservatoire du littoral a mené, depuis la fin des années 70, une politique d’acquisition foncière volontariste. Pour ce faire, il a été accompagné par les trois communes Belvédère Campomoro, Grossa et Sartène, désireuses de préserver leur littoral de cette urbanisation sauvage qui gagnait toutes les côtes françaises.
Le Conservatoire a pu acquérir, régulièrement, de grandes entités foncières qui appartenaient soit à de gros propriétaires terriens locaux, soit à des grands groupes financiers ou d’assurances. Ces derniers projetaient la réalisation de gros projet immobilier, dévastateur pour le littoral, comme à Roccapina où l’on parlait à l’époque de la construction d’un ensemble immobilier de 2000 lits. D’ailleurs c’est à Roccapina, en 1977, que le Conservatoire a réalisé sa première intervention en Corse.

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Les sites du sartenais sont :

Le syndicat Elisa est gestionnaire des sites de Campomoro Senetosa, Cala Barbaria et Zivia.

Campomoro Senetosa

À l’ouest de Sartène, le grand site de Campomoro -Senetosa s’étire depuis la pointe de Campomoro, au nord, jusqu’au cap de Senetosa, au sud, sur plus de vingt kilomètres et presque 2400 hectares où se côtoient patrimoines naturels et humains. La côte rocheuse est fortement découpée : pointes et écueils y alternent avec des baies profondes et étroites abritant de petites plages. Vers l’intérieur s’étirent des collines couvertes de maquis, aux formes tantôt molles, tantôt déchiquetées. L’alternance de granites différents rythme les paysages. Les plus résistants, les granites leucocrates, arment les reliefs et les pointes aux formes vigoureuses. Plus tendres, les monzogranites ont été érodés avec le temps. Il y a quelque 20 000 ans, la mer, atteignant un niveau plus élevé, a usé ces roches, les transformant en plates-formes littorales, comme à Canuseddu et Arana. Les nombreuses rivières qui descendent des collines ont creusé des ravins où l’eau, qui coule à peine en été, peut être tumultueuse dès l’automne.

Dans ce grand paysage préservé de toute route et urbanisation, les traces humaines sont nombreuses, bien que cachées : Bergeries, Orii, Fontaines, Tours génoises,…

Cala Barbaria

Au sud de Tizzano, le golfe de Murtoli est fermé au nord par le Capu di Zivia et au sud par la Punta di Murtoli. Au fond de ce petit golfe, la longe bande de sable de la plage de Tradicettu s’achève au sud sur une toute petite baie où affleurent presque les rochers et dans laquelle se niche une petite plage et sa dune, la plage d’Argent. C’est dans cette petite baie, Cala Barbaria, que s’achève le cours de l’Aquella, ruisseau intermittent qui descend du plateau de Cauria. Aux sources de ce ruisseau, les vestiges archéologiques bien connus de Cauria, dolmen de Fontanaccia, statues menhirs de Stantari, alignements de Rinaiu semblent présider à la destinée du site depuis des millénaires. A l’approche de la mer, la côte rocheuse très découpée offre un paysage tourmenté, avec des aplombs rocheux qui tombent dans la mer.
Entre nature sauvage préservée de toute urbanisation et vestiges humains préhistorique, le site offre une plongée dans un autre temps.

Capu di Zivia

Entre le golfe de Tizzano au nord, urbanisé, et le golfe de Murtoli au sud avec sa grande plage de sable et ses tamaris, Capu di Zivia avance dans la mer son relief de collines couvert d’un maquis dense d’où émergent des blocs de granite aux formes parfois étonnantes. L’histoire géomorphologique du site diffère du littoral voisin de Campomoro-Senetosa : on n’y trouve pas cette alternance de grandes plateformes littorales  et de reliefs plus accentués, succession de granites tendres et résistants.  Le relief, plus homogène, s’abîme néanmoins en amas rocheux assez spectaculaires, au contact de la mer : ces grandes falaises abritent une flore et une faune particulière.
Les quelques villages ou maisons éparses sont en retrait de la pointe, qui reste un espace de nature peu fréquenté et préservé, bien que proche de plusieurs plages.